Archive for the ‘Bulle quotidienne’ Category

Une réponse au reportage M6 : la dictature des bébés


2010
06.14

Bonjour à tous et toutes amis lecteurs assidus de ce blog merveilleux (ben quoi?!!!)

je décale mon article sur la communication non violente pour réagir  au reportage (si tant est que l’on puisse encore appeler une telle nullité informative reportage mais bon…) diffusé sur M6 : 66 minutes ce weekend.

Alors très franchement je me suis bien marrée (si si) et comme d’habitude j’adore l’idée de la mère maternante esclave de ses enfants, ne vivant plus que pour eux etc….

Je ne ferais pas une réponse « classique » basée sur l’étalage d’informations attestant le nombre d’énormités exprimées à un débit effrayant par la voix off (hum hum), je sais que bon nombre de blog réagiront de même suite à ce reportage donc je vais me réserver la réaction basée sur une pointe d’humour.

Pour cela je vais tout simplement vous rédiger mon dimanche ainsi que ce lundi (une journée où je ne travaille pas et une journée où je travaille!!).


Dimanche :

Il est 7h30, il fait fort jour ce matin, la journée promet d’être belle. Pikmin s’agite à côté de moi, elle est sur le point de se réveiller. Arg c’est mort, on est dimanche et chez moi le dimanche : la grasse matinée est sacrée. Je m’approche de pikmin : un coup de néné (pas sur la tête hein!!) et pouf elle se rendort en 2 minutes ouééééééééééé grasse mat j’arriiiiiiive.

…..

Il est 10h30, Pikmin se réveille doucement, elle sourit, la journée promet d’être belle. Envie de me réveiller doucement quand même et de réveiller chéri chéri tranquillement. Hop tétée tranquillou elle tend la main vers son popa qui ouvre un oeil suivit d’un « papaaaaaaaaa » et la bouche en cul de poule réclamant le bisous de son popa.

Il est 11h boooonn va être temps de se réveiller un poil quand même hein!! Oué bon aller on va se prendre un petit dej. Grâce à l’allaitement et aux économies sur les packs de lait infantile je peux me permettre de me payer du bon lait d’épeautre à la noisette (une tuerie ce lait), on petit déjeune tous ensemble tranquillement.

On a quand même des choses à faire : une lessive, Chéri chéri passera l’aspi en faisant gaffe à son genoux mou (^^) et moi je fais la salle de bain : OK on est paré.

On lance la vaisselle et là …… la cata : le congélo est ouvert : trop de glace, le frigo bourrine bref faut tout débrancher et dégivrer. Bon! brans le bas de combat : on déballe les tapis de jeu et on lance le dégivrage. Pikmin s’éclate avec son escargot et s’auto congratule à chaque étoile rentrée dans la bonne forme.

On Vide le frigo, vaisselle arrrrrrrrrrggggg il est bientôt une heure on va faire le repas de midi au moins vite fait et on file à la sieste.

Grâce à l’allaitement je n’ai pas eu besoin de lancer une diversification via les compotes et autres purées : morceaux dès 6 mois donc pas besoin de faire un repas spécial bébé. On mange, Pikmin se frotte les yeux : il est temps d’aller à la sieste et pour moi aussi ^^

Grâce au cododo, Pikmin est habituée à dormir avec du bruit : je me regarde un bon film avec Bruce Willis (flippant d’ailleurs ce film) : elle s’endort en 5 minutes et après le film j’ai le temps de somnoler un poil (le pied!!!). Elle se réveille et sourit, bon aller faut faire la salle de bain. Chéri chéri surveille la petite pendant le lancement de l’opération « sauvons la salle de bain »!!!

La lessive lancée par chéri pendant la sieste est finie, je l’étend.

Puis on se pose peinard devant 66 minutes, Pikmin joue, je me pose dans les bras de chéri chéri et un très édifiant reportage se diffuse sur la « dictature des bébés » à cause du maternage intensif : je me marre bien.

Grâce aux couches lavables, la propreté va vite venir : à 18 mois Pikmin débute très bien la propreté va d’elle même au pot : donc on la laisse cul nu la grosse majorité du temps donc quasiment plus besoin de changer les couches!!

Repas du soir :  on mange en famille tout les 3, le repas est peinard comme d’habitude. Le plus gros challenge : empêcher pikmin de donner à manger au chien : classique mais tenace!!

Pikmin est une couche tard : On passe notre soirée tout les 3 avant d’aller nous coucher : dodo de pikmin en 10 minutes : pas de pleurs, pas de cris pas de cauchemars. On se regarde un film (d’horreur et bien glauque en plus) pis on se fait un groooooooooooooos câlin (permettez je ne détaillerais pas ici!!!) et on s’endort l’un contre l’autre et pikmin à l’autre bout du lit!!

Lundi :

Arf j’ai loupé le réveil : il est 7h30 arf arf arf la loose complète.

Boooon quitte à être à la bourre : on se réveille tranquillement : pas le courage de me lever rapidement. Je réveille tranquillement la pikmin : outch elle aurait bien dormi plus (ndlr : dodo de 22h à 7h30) ben oué : couche tard mais lève tard aussi : tétée pendant que je galère à ouvrir les yeux. Pikmin se dresse d’un coup « pipiiiiiiiiiiii » Arf tu veux aller au pipi pot? « uiiiiii » bon allez faut se lever : on enlève la couche de la petiote (quasi sèche huhu propreté bientôoooot) et hop sur le pot. Pendant ce temps chéri chéris se lève et met la couche de la petite pendant que je finis de m’habiller, lavouiller (oué pas d’eau ce matin T_T) coiffer bref prendre forme humaine.

On part tambour battant allez hop hop hop.

Je dépose la petite chez la nounou : elle saute dans ses bras, me fais un bisous et un « auvouaaaaaaaaaaar » avec un signe de la main (oui grâce au maternage ma fille est confiante et sereine lorsque je ne suis pas là).

Journée chargée, tirage de lait à 15h qui me prend 10 minutes top chrono.

Après ma réunion avec big chef je file récupérer la chtiote : c’est elle qui ouvre la porte : grand sourire et me saute dans les bras, fais un bisous à la nounou et hop on file.

Changement de couche en speed, direction le supermarché bio. Grâce aux économies sur les couches et le lait en boîte qui pue (si si je trouve que ça pue le lait en poudre, infantile ou non ça chlingue ce truc!!!), on peut s’offrir même avec un petit salaire des aliments bio (bon actuellement c’est la dèche mais ce fut le cas pendant le reste du temps!!) et variés.

Grâce à la communication non violente : les courses se passent merveilleusement bien : elle a son petit sac à elle et met quelques courses de temps en temps : le seul cris fut un fou rire après avoir pris les saucisses (pas d’explication freudienne merci!!), on paie,puis on fait le plein d’essence : il est déjà 19h : repas de soir, bonsoir!!!

Repas en douceur, pas de caprice, Pikjmin renverse la gamelle du chien mais grâce à la responsabilisation à et l’éducation respectueuse : pikmin sait que ce n’est pas une faute mais un dégât à rattraper : elle prend la serpillère et essuie, seule et bien.

Il est bientôt 21h quand j’écris la fin de ce post, depuis tout ce temps, pikmin joue derrière moi avec un sac rempli de pince et s’amuse à la vider et le remplir, c’est calme.

Suite à cet article, j’irais rejoindre mon homme et je pense bouquiner tranquillement avant d’aller au lit, tous en semble, respectueusement et avec amour.

Haaaaaaaaaa c’est dur la vie d’esclave………

Vous trouvez que ce reportage manque d’objectivité? Je vous rassure il est bien plus objectif que ce pseudo reportage informatif diffusé ce weekend et auparavant : n’oubliez pas que la télé n’informe plus depuis longtemps, mais vend de l’audimat et donc du racolage, du sensationnel : l’objectivité est un terme dont la définition échappe à la majorité des responsables de chaîne que VOUS regardez. Prenez de la distance, la vérité est ailleurs (en tout cas pas dans la télé!!)

Respectueusement.

Education non violente, Part two!


2010
05.14

Ouiiiii je sais plusieurs jours d’attente mais prout hein je fais ce que je peux.

Bon blague à part j’ai un peu de mal à organiser ces articles qui sont long mine de crayon, j’ai des références scientifiques à rajouter sur mes précédents articles, je suis un peu en retard à ce niveau là et je m’en excuse.

Donc j’en étais à « se mettre au niveau de l’enfant et ne pas attendre à ce que l’enfant se mette à votre niveau ».

« Il me provoque, là…. »

Je pense que nous avons tous vécut l’expérience de votre boutd’chou qui en vous regardant droit dans les yeux approche sa main de l’interrupteur et souvent avec un petit sourire en coin et là ça ne rate pas : « là tu vois là, il me cherche/se fout de moi/me provoque » (rayez la mention inutile!!).

Oui un enfant va régulièrement chercher où sont les limites, ces limites sont fondamentales pour son éducation mais ces limites, elles mettent du temps à s’inscrire dans un cerveau.

Pour comparaison : vous apprenez à conduire : passer la première, regarder dans le rétroviseur avant de freiner, faire plusieurs choses à la fois : remémorez-vous combien de temps ces gestes ont mis pour devenir des automatismes? Maintenant c’est simple pour vous mais souvenez-vous ho combien ce fut difficile d’enchaîner ces gestes simples. Oui c’est difficile : vous avez souvent calé, vous avez oublié souvent de regarder le rétro avant de freiner sous les remarques de votre moniteur qui vous rappelle « et le rétro, c’est pour ma cousine Berthe? »

Pour un enfant : savoir ce qui est réellement interdit met beaucoup de temps à être assimilé. Prenons pour exemple : les prises électriques. Petit Gnome s’approche nonchalamment de la dite prise. En bon parent, voulant le bien être de votre enfant et ne souhaitant pas aller faire un tour aux urgence du coin : « noooooooooooooooooon on ne touche pas aux prises électriques, c’est dangereux ». Ok c’est dangereux. Seulement c’est quoi le danger? Pis c’est quoi une prise électrique? ben oui à 2 ans ou moins on a pas le même vocabulaire qu’un adulte : ça prend du temps (d’où la remise à niveau et se mettre au niveau de l’enfant!!) de savoir ce qui est interdit. Alors qu’est-ce qu’il ne faut pas faire? C’est le mouvement qui est interdit? Le fait de s’approcher de ce côté? Et si je m’approche de l’autre côté? Et si je touche sans bouger c’est aussi interdit? Et si je recommence dans 5/10/15 minute c’est encore interdit? (Isabelle Fillozat, Au cœur des émotions de l’enfant, je rajoute la référence : Brazelton, « Votre enfant et la discipline »)

Vous l’avez compris il teste. Non je n’ai pas dit il VOUS teste mais il cherche simplement à comprendre ce qui est RÉELLEMENT interdit donc forcément il en va pas comprendre en 3 fois que c’est la prise en elle même qui est dangereuse et il lui faudra 100/200/1000 essais pour comprendre que la prise OK c’est non, on y touche pas.

L’éducation est la voie de la répétition et là encore je met l’accent sur le fait que non, l’enfant ne retouche pas à la prise pour vous pourrir la vie mais bien pour comprendre SES limites et donc se construire.

« Pourtant il y a des interdits qu’il connait et il y revient régulièrement »

C’est vrai, souvent malgré une absence de test sur une assez longue période (là encore je parle pour l’enfant donc ça peut être une période de quelques jours seulement mais c’est très long pour un enfant!!). J’y vois deux choses :

-Soit on retourne sur le test, et l’enfant cherche à voir si ce qui était interdit l’est encore.

-Soit l’enfant s’ennuie et là, une remise en question peut s’avérer nécessaire : depuis combien de temps joue-t-il seul? Depuis combien de temps ne me suis-je pas occuper de lui?

Je remarque que souvent les bêtises (au sens parental du terme) vont souvent de pair avec l’ennuie ou la fatigue et donc plutôt que de punir ou de gronder : chercher à comprendre pourquoi peut s’avérer utile et peut désamorcer bon nombres de conflits. Du coup souvent quand je vois que pikmin va se lancer dans une partie de bêtises à répétition, je fais une pause dans ce que je fais et je me lance dans une partie de cache cache, mange pied ou croco affamé mangeur de bidou et on est gagnant/gagnant!!

« Gagnant/gagnant??? »

Oui gagnant/gagnant! L’éducation classique est basée sur une rapport d’autorité des parents sur l’enfant : le parent doit faire preuve d’autorité suprême sur l’enfant et doit gagner sur l’enfant. seulement cris/punition et compagnie engendre tant de frustration, de colère que le rapport gagnant/perdant est rarement présent et on est souvent en rapport perdant/perdant.

Je m’explique : Petit Gnome s’ennuie, il cherche à retenir l’attention de ses parents : chose logique puisque je suis sage = mes parents vaquent à autres choses, je fais des bêtises = je me fais gronder certes mais j’ai de l’attention. Petit gnome va donc vider une armoire. Les parents : « noooooooooooooooooooooooon je l’ai déjà répété 15482359658 fois, on ne vide pas les placards » et s’en va. Petit gnome voulant de l’attention recommence : le parent excédé : »mais prout (bon souvent c’est un autre gros mot qui sort!!), tu m’énerves, files dans ta chambre ». Petit gnome est en colère, il voulait de l’attention mais se retrouve isolé dans sa chambre : il hurle, se débat, les parents sont énervés : bref tout le monde a perdu, mais l’autorité a gagné (ouéééééééééééé).

Si on voit petit gnome autrement que comme un démon uniquement présent pour pourrir la vie de ses parents on peut réfléchir différemment. Petit gnome vide l’armoire, rhaaaaaaaaa la poisse, je viens de me taper tout le ménage et y a ça à ranger…. Bon en même temps ça fait 1h que je fais le ménage, la vaisselle, prépare à manger (oui pas de mention inutile à rayer!!), on va faire une pause. « Houuuuuuuuuuuuuu y a une pikmin qui veut se faire manger les pieeeeeeeeeeeds ». On voit un grand sourire sur le visage de pikmin qui se met à courir en rigolant. Je l’attrape, croquage de pieds, fou rire. Moi ça me fait une pause, la petiote a de l’attention. Bref tout le monde est gagnant. Bon il reste la foutue armoire à ranger… « Ma puce, tu sais si tu veux qu’on joue tu peux tout simplement venir me voir, parce que là maintenant faut ranger l’armoire ». Je me met à ranger l’armoire et pikmin me tend les choses à ranger.

Si on analyse ce scénario on voit facilement que tout le monde sort gagnant et chose magique on a responsabilisé l’enfant naturellement : il aide à réparer sa bêtise : il se construit en douceur et en toute logique (chose très importante pour la scientifique que je suis !!!).

« Donc on le laisse faire ce qu’il veut? »

On me répond souvent ça quand j’explique ma manière de faire avec pikmin : non elle ne fait ce qu’elle veut : il y a peu d’interdit formel à la maison mais ils sont cohérents : tout ce qu’il toùuche à sa sécurité son des interdits fondamentaux et indiscutables mais toujours justifiés : prises électriques, four, ceinture de sécurité, jeux violents etc… avec les justifications qui vont avec : la loi, le danger pour elle et pour les autres (construction de l’empathie).

Après il est vrai qu’il y a peu d’interdit car les autres interdit sont toujours dépendant du contexte et donc amènent à bon nombres d’incohérences. Je pense notamment au bruit, au jeu de vidage d’armoire, au bazar : tout ces interdits que je voie chez les autres sont entièrement dépendant de l’état de fatigue des parents : au jardin d’enfant on peut crier mais pas le matin au réveil. On peut mettre le bazar dans la chambre mais pas dans le salon ou alors si on est tous motivé pour jouer, on peut toucher aux armoire pour ranger ou pour apprendre mais pas pour jouer bref beaucoup, beaucoup de paramètres qui sont très difficiles à appréhender et à comprendre pour l’enfant. Du coup je préfère débuter avec peu de choses mais permanentes et rajouter au fur et à mesure en fonction de son évolution et de sa faculté à comprendre les différents contextes.

Non seulement je trouve cela plus cohérent mais en plus, on est moins sur les nerfs donc le climat familial est meilleur pour tout le monde.

Donc oui, j’ai adapté mon intérieur au besoin de mon enfant : les choses qui lui sont permises sont à sa portée, les autres non. Vous pouvez voir cela comme un choix de facilité mais je ne fais que me mettre au niveau de ma fille et je m’adapterais au fur et à mesure.

La prochaine partie portera sur les punitions/récompenses puis je clôturerais par une partie sur les moyens de communiquer différemment avec vos enfants (mais ça marche aussi avec le conjoint, patron, amis etc…).

Je pense que je réactualiserais cet article en fonction de vos commentaires et questions.

Avec amour…

Education non violente, Part One!


2010
05.06

Oui je le prévois en plusieurs fois cet article car il risque d’être long…. (oui oui pire que les autres, y a tellement à dire!!!)

J’ai remis en cause, la fessée, j’ai remis en cause la violence psychologique et les cris qui vont avec ok mais alors question fatidique :

« Comment on fait alors, un enfant a besoin de limite »

Hoooooooo que oui un enfant a besoin de limite, en matière éducative : nous sommes passé d’une éducation très stricte et très violente (année 50) à une éducation permissive où on empêche toute frustration et aucune limite pour permettre à l’enfant de s’exprimer. L’une comme l’autre ont été néfaste pour les enfants.

Comme je le dis souvent : materner ne veut pas ne pas dire non, c’est dire non avec amour!

« mooooooooooouuuais » *air pas convaincu*

Si si, je pense très fortement ce que je dis, on peut fixer des limites à un enfant sans lui taper/crier dessus.

« Comment qu’on fait?! »

Déjà on apprend à se mettre au niveau de l’enfant.

allez un peu de théorie : je vais vous parler de la théorie du cerveau triunique (nan ne me regardez pas avec vos grands yeux tout ronds!!) développé par Paul Mac Lean dans les années 70. Cette théorie représente trois cerveaux distincts apparus successivement au cours de l’évolution de l’espèce humaine : un cerveau reptilien, puis un cerveau paléomammalien (apparenté au cerveau limbique) et enfin un cerveau néomammalien (apparenté au néocortex).

Le cerveau reptilien est le siège des besoins primaires de l’être humain : faim, froid, survie, cri, pleurs, colère. C’est notre cerveau archaïque. Le cerveau paléomammalien serait notre second cerveau (lié à l’apparition des premiers mammifères) et le siège de la mémoire et des réactions au stress. Le cerveau néomammalien quand à lui est le centre du raisonnement logique, du langage et la préméditation de nos actes : le cerveau dont on est le plus fière!!

« Heuuu c’est quoi le rapport, là? »

Le rapport est énorme. Je m’explique : un enfant nait avec un stock monstrueux de neurone (ça je pense que vous le savez tous : c’est pourquoi bon nombre de personnes veulent absolument faire des bébés des génies blindés du cerveau mais c’est un autre sujet!). Seulement le réseau neuronal (donc ce qui relie les neurones et permet la circulation des informations ) est très très limité et se concentre sur le cerveau reptilien (pour favoriser la survie du nourrisson).

Si on rajoute le fait que la durée de la grossesse physiologique qui devrait être bien plus longue que neuf mois (on devrait rajouter facilement un an si on prend en moyenne le fait qu’un fœtus mammifère nait en sachant marcher) mais la gestation a été réduite pour permettre la sortir du fœtus par nos hanches très peu large du fait de notre stade bipède : nos enfants naissent complètement immatures.

Donc à la naissance nous n’avons pas un bébé dans nos bras mais un fœtus pas finit : nos bébé devrait naître à l’âge d’environ un an (oui oui une belle grossesse de presque 2 ans qui qui veut?!!!).

[HS : je ne souhaite pas développer un débat sur la viabilité de la théorie du cerveau triunique : on le sait tous : le cerveau fonctionne dans son ensemble mais les images IRM des cerveaux des nouveaux née vont dans le sens de mon pavé, je parle d'enfant et non d'adulte et je sais bien que le cerveau fonctionne dans une globalité (notamment la vision qui se situe dans le néocortex et qui est nécessaire à la survie basée dans le cerveau reptilien), donc je parle de moyenne, de plus je ne suis pas anthropologue donc je ne développerais pas plus]

« Ok donc les bébés sont pas mûrs quand ils sortent »

C’est tout à fait ça, le réseau neuronal étant très limité, il est concentré sur la survie de base : se nourrir, pleurer, évacuer les excréments, dormir. Donc un bébé ne fait pas de caprices.

Voilà ça c’est dit : un bébé ne fait que répondre à son besoin de survie : ne pas satisfaire ses besoins sous prétexte de ne pas en faire un bébé capricieux est juste stupide et ne se base sur aucune donnée scientifique : par contre ce mode de pensée illustre parfaitement ce qu’attendent les parents à savoir considérer le bébé comme une adulte miniature ce qui est physiologiquement, psychologiquement et biologiquement absurde.

Les premières années de vie vont donc se baser sur le développement de ce réseau neuronal si précieux : en laissant pleurer un bébé : on renforce cette voie de communication alors qu’en répondant au besoin de base de l’enfant, on lui laisse la possibilité de développer le réseau neuronal sur autre chose. En gros : laisser pleurer un enfant c’est juste lui apprendre à pleurer plus.

« Heu oui mais on ne parle pas de bébé dans l’éducation mais bien d’enfant »

Certes mais cet aparté était nécessaire, à mon sens, pour faire comprendre qu’on ne peut pas demander à un enfant de réfléchir comme un adulte tout simplement parce qu’il n’en a pas les facultés.

Il faut donc apprendre et se remettre en question (oui oui nous les parents, les porteur du savoir, si si) et apprendre à se mettre au niveau de l’enfant pour lui demander des limites à sa portée.

« Hoooooooo mais attendez, ils comprennent bien plus qu’on ne le croit »

Haaaaa non, pas possible. Bien sur ce sont des éponges à émotions, ils ressentent ce que l’on ressent. c’est aussi pour ça qu’il est si difficile de mentir à un enfant, ils ressentent mais comprendre ça dépend de l’âge et de l’évolution de l’enfant.

Se mettre au niveau de l’enfant c’est aussi arrêter de considérer que l’enfant est un démon en puissance qui n’agit que pour faire chier ses parents : la manipulation et la préméditation des actes sont des fonctionnement bien trop complexes pour leur cerveau : ils n’en ont pas la faculté.

Je clos cette partie en espérant avoir suffisamment clairement le fonctionnement plus physiologique d’un enfant pour comprendre comment agir en conséquence. Nous sommes les enseignants de nos enfants et tout les enseignants vous le diront : se mettre à hauteur de celui qui apprend est une chose particulièrement difficile mais vraiment payante.

La violence des mots


2010
05.05

Bon on a vu que les fessées et autres châtiments corporels sont inutiles et souvent néfastes, je souhaitais faire un petit billet sur les mots qui peuvent être tout autant blessant voir plus.

La violence psychologique est pernicieuse : elle blesse, humilie choque et marque très souvent et pourtant elle est très souvent utilisée et pas que sur les enfants. Petites pics, sur le tons de l’humour mais quelle portée éducative ont-elles?

Quelques contextes :

Je me souviens d’une file d’attente dans la boulangerie, une enfant d’environ 4 ans demande des bonbons à, je pense, sa grand mère. Cas classique. La grand mère refuse mais trouve bon d’ajouter bien fort : « tu auras des bonbons quand tu ne feras plus pipi au lit ». Je m’interroge, pourquoi l’humilier devant tout le monde? un simple refus n’aurait-il pas été suffisant? La boulangère a sourit mais semblais visiblement gênée, la petite fille est sorti sans lever les yeux : oui cette phrase l’a humilié.

Les jugements vont bon train avec les enfants : « c’est un maladroit », « tu en fais pas attention », tu es distrait, tête en l’air, lent, coléreux, capricieux : pourquoi décrire par le jugement? Est-ce que cela peut motiver l’enfant à changer?

Il s’avère qu’au final, les jugements répétés finissent par enfermer l’enfant dans le rôle que l’on lui décrit. L’enfant qui entend en permanence que c’est un petit démon va finir par agir en conséquence : je suis un démon, mes parents s’attendent à ce que je sois un démon donc je vais être un démon.

Autre forme d’agression orale : le cri. Haaaaaaaaa le cri, tellement difficile de ne pas crier, expression de notre colère, de notre impuissance face à nos bambins. Le cri, la grosse voix : outil utilisé pour faire peur à nos enfants et c’est là que le bas blesse : je ne veux pas que ma fille ne fasse plus de bêtise parce qu’elle a peur de moi. L’autorité par la peur ne donne pas de bon résultats mais aussi il est intolérable qu’un adulte hurle sur un autre adulte pour se faire « obéir », pourquoi alors faire de même avec un enfant?

Bien sur c’est très difficile, hier soir tout simplement j’ai crié sur ma fille et je m’en veux encore. Je revois son regard mais surtout je me rend compte que ça ne sert à rien : ça ne l’a pas aidé à comprendre ce qui n’allait pas mais en plus je me suis rendue compte que plus je criais et plus elle étais agitée : comportement logique au final : les enfants sont des éponges à émotions, il est donc normal que notre énervement finisse par énerver nos enfants.

Une autre forme de violence reste la négation des émotions et des sentiments de l’enfant : pour vous en rendre compte il suffit d’aller dans un parc pour enfant :

-l’enfant a trop chaud, il enlève son manteau. Ses parents attentionnés lui demande de remettre son manteau. « Mais j’ai chaud », « mais non, tu n’as pas chaud, il fait froid là »

-l’enfant ne veut pas aller sur le toboggan, visiblement il a peur : « hooooooo mais t’es un trouillard, aller soit courageux…. »

-l’enfant court et trébuche, il tombe et se met à pleurer. Réaction de 99,9999% des parents : « c’est rien, c’est rien »

Mais pourquoi c’est rien, évidemment qu’une chute ça fait mal, si je me cogne la tête, mon homme va venir vers moi et me dire outch tu dois avoir mal mais si c’est ma fille elle a droit à un « c’est rien » pourquoi les douleurs chez l’enfant seraient moins douloureuse que chez un adulte. Bien sur vous pouvez me dire que c’est pour le rassurer mais au final vous lui apprenez quoi : que ce qu’il ressent ne compte pas et que ce qu’il ressent n’est pas la réalité et pourtant… qui mieux que le propriétaire du corps peut savoir ce que ce corps ressent?

Je peux vous assurez que si je me cogne et qu’on vient me dire « c’est rien » je n’aurais qu’une envie c’est de lui cogner sa tête pour qu’il voit si ce n’est rien, j’aime que mon ressenti soit respecté et écouté et je fais donc de même avec ma fille. Et au final, ça paie : elle tombe et se cogne le front : « ho tu es tombée mon ange tu dois avoir mal au front, tu veux que je fasse un bisous sur ton front? » : vous respectez le ressenti de l’enfant et vous l’aidez à passer à autre chose : double bénéfice : l’enfant sait que les signaux de son corps sont correctes, il se sent respecté et en plus on l’aide à passer à autre chose donc : moins de pleurs et vos oreilles vont mieux. Tout bête, non?

Le prochain article parlera des outils de la communication non violente (CNV) pour favoriser une entente mutuelle entre parents et enfants (mais aussi adulte/adulte), de comment fonctionne le cerveau d’un enfant : fixer des limites, adaptée à l’enfant, se mettre au niveau de l’enfant plutôt que d’attendre que l’enfant se mette à notre niveau, comprendre l’enfant pour trouver les mots juste et l’aider à comprendre pourquoi ces limites sont fixées afin qu’il les applique non pas pour obéir mais parce qu’elles sont mieux pour lui.

Je m’excuse par avance du caractère brouillon de cet article, il y a tellement à dire que faire le tris est difficile.

Avec amour…

Pour ou contre la fessée II


2010
04.29

La suite…. Je vais tenter d’être concise (tenter j’ai dit!!)

« Je sais que la fessée c’est pas bien, mais ici c’est la solution de dernier recours…. »

En êtes vous sur? Et puis une solution de dernier recours pour qui? Le parent ou l’enfant?

D’après mes observations (supermarché, parc d’attraction, parc extérieur, réunion familiale, rue etc…) la fessée intervient selon différent schémas :

  • Petit pioupiou est gentiment avec sa maman pioupiou au supermarché. Petit pioupiou voit teeeeellement de choses merveilleuses : tant de couleurs, tant de choix tout est attrayant (et remarquez que les paquets les plus attrayant ne se trouve plus à hauteur de parents mais à hauteur d’enfant!). Petit pioupiou veut tout, forcément. Maman pioupiou qui n’est pas crésus, dit non sur 99% des trucs. Dans la globalité, ça marche, des fois petit pioupiou pigne un peu mais en éloignant pioupiou de la source de désir ça passe vite. Maman pioupiou se rassure au fur et à mesure de l’avancée des courses, ça va bien se passer (oui pour toute maman pioupiou qui se respecte : les courses avec bébé pioupiou sont une source de stress immense!). Mais c’était sans compter l’ingéniosité des commerciaux de supermarché : en tête de gondole : LA babiole qui change tout, LA babiole qui brille et qui attire irrémédiablement petit pioupiou à elle. Celle là il la faut, elle est trooop bien. Une fois de plus, maman pioupiou dit non et cherche à attirer l’attention vers autre chose mais là, la tentation est trop forte : petit pioupiou hurle son désespoir, il trépigne, se roule par terre. Évidement tout les yeux des passants autour (qui ont TOUS connu ça mais comme par hasard l’ont TOUS oublié) se tournent irrémédiablement sur la maman désespérée. Il faut agir, montrer que tu es une bonne mère, qu’elle a l’autorité, qu’elle gère son démon bébé. Mais que faire? On tente le dialogue. Échec complet, le cerveau de pioupiou est déconnecté aucune parole ne peut venir à bout de cette crise. Les yeux se font insistant, des commentaires arrivent aux oreilles de la maman, la pression monte. Que faire? Chez elle, elle ne tape jamais, elle est contre mais la pression est plus forte : une fessée, des cris « ha ça suffit maintenant ». Les regards se tournent, les passants s’en vont, c’est bon elle a agit. La pression redescend et la maman s’en veut (ou pas). Petit pioupiou continue de pleurer, les courses sont écourtées et maman pioupiou rentre chez elle mais elle a oublié le pain, les haricots verts, les pâtes : flûte, faudra y retourner encore.
  • Petit ange se balade tranquillement avec maman ange dans la rue. Il fait beau, l’air est frais, ça fait du bien de s’aérer la tête. Il y a des voitures, aussi maman ange exige en bonne maman que bébé ange tienne la main de sa maman pour sa sécurité. Globalement, petit ange respecte la consigne, quelques tentatives de liberté mais là encore maman ange rappelle la consigne : « on donne la main dans la rue, il y a  des voitures, c’est dangereux ». Maman ange croise une amie, elles se mettent à discuter de tout et de rien. L’attention diminue petit à petit. Bébé ange commence à s’ennuyer. Et là, tout dérape : bébé ange aperçoit de l’autre côté de la rue un petit chat, trooooooop mignon. La tentation est trop forte, il DOIT aller le caresser. N’entendant que la tentation, tout le reste passe à la trappe : il lâche la main de sa mère et file tout droit vers le chat. Une voiture arrive. Le cœur de la maman ne fait qu’un tour, elle court vers son enfant, Carl Lewis ne pourrait pas la vaincre à la vitesse tant elle court vite. Elle rattrape son enfant juste devant la voiture qui fort heureusement a vu l’enfant et a freiné sec. La peur fut trop forte, elle hurle et la fessée sur les fesses tombe « Je t’avais dit de ne pas me lâcher la main ». Bébé Ange pleurs : non seulement il n’a pas pu aller caresser le chat mais en plus il a reçut une fessée et ne comprend pas. Il ressent toute la peur de sa mère et comprend d’autant moins.
  • Un dimanche après midi après un repas familial. Les enfants sont surexcités, les parents commencent à fatiguer des cris des bambins. « Allez jouer dehors ». Évidement, en groupe, les gnomes ont une imagination débordante en matière de découvertes (ou bêtises!!) et ils les accumulent. Papa gnomes agit : le père fort de son autorité arrive avec sa grosse voix : « c’est pas bientôt finit ce bazar? vous vous calmez tout de suite ». C’est sur, petit gnome a tout pigé et retourne jouer (hum hum faire des bêtises) avec ses copains gnomes. La conversation se tourne sur l’éducation des enfants (oui y a toujours le couplet éducatif en fin de repas familial) : « haaaaaaaa les mômes d’aujourd’hui ne connaissent plus le respect, haaaaaaaaaa ils font plein de bêtises, haaaaaaaaaaaaa y a des baffes qui se perdent, de mon temps, on ne se laissait pas faire par les mioches moi j’te l’dis » (avouez, vous avez tous vécu ça!). PATATRAAAAAA! Un énorme bruit stoppe cette conversation forte intéressante (ahem!!), les gnomes en jouant à chat ont fait tomber le vase (fort lait au demeurant) de la tante Berthe. Ho my gouuuuuuurde mais qu’est-ce qui m’a donné des enfants pareils?!!!! Papa gnome arrive avec sa grosse voix  » c’est pas bien, tu a vu ce que tu as fait? » « Files au coin, tu es puni et tu seras privé de télé ce soir ». Petit gnome est trop excité, le coin il ne le tient pas. Il voit les adultes ramasser les bêtises, il se lève, une fois, deux fois, trois fois. Le cousin (qui n’a pas d’enfant…) « il te défit là, fais gaffe, tu va te faire bouffer », avis rejoins par la majorité.  Papa se sent humilié, il en a marre, il veut se barrer et rentrer peinard chez lui. Petit gnome se relève encore une fois et là, ça part : une baffe « Fallait pas me chercher! ».

Etc….

Il faut l’avouer, nous avons TOUS vécu un scénario similaire et en analysant ces différents scénarios à froid, on se rend vite compte que dans tout les cas, la fessée est la solution de dernier recours pour les PARENTS, parce qu’ils craquent, parce que la pression des regards est monstrueuse, parce que la peur du jugement dépasse notre faculté à dialoguer, à comprendre et à analyser.

« Donc en gros vous êtes pour l’établissement de cette loi! »

Oui mais pas que cette loi. Je vois cette loi comme la reconnaissance de la fessée comme un outil non seulement néfaste mais aussi INUTILE. Inutile car elle n’aide pas l’enfant à comprendre que ce qu’il a fait n’est pas bien. Néfaste car elle rompt le dialogue primordial entre le parent et l’enfant, elle rompt également la confiance que peut avoir l’enfant et engendre un sentiment de colère envers ses parents et sans aucun lien avec ce qui a pu générer cette fessée.

Mais pour que cette loi soit efficace il faut plus, bien plus. Il faut fournir d’autres armes aux parents pour éduquer son enfant autrement. Il faut la reconnaissance des scientifiques, des psychologues et autres spécialistes de l’enfance : pour faire changer les mentalités. Pour que les regards ne jugent plus et ne fassent plus autant pression, pour que cesse les adages du type « de mon temps on ne se laissait pas marcher sur les pieds » pour qu’on trouve d’autres solutions autant pour les parents que pour les enfants.

Cette loi peut marquer le coup : montrer que le corps d’un enfant n’est pas la propriété des parents, qu’au même titre qu’on ne réalise pas de caresses déplacées sur son enfant on ne le frappe et ce qu’elle qu’en soit la raison.

« Oui mais il faut bien fixer des limites, sinon on se fait bouffer »

Ha mais je n’ai jamais dit le contraire et rien que pour ça j’aimerais que les mentalités changent car le fait de ne pas donner de fessées ne veut surtout pas dire ne pas fixer de limites et faire de son enfant un enfant roi qui peut tout se permettre.

« Ouais ben t’es bien gentille mais on fait comment? »

D’abord on réfléchit et on analyse.

Il faut déjà se sortir du crâne que les enfants n’ont pas pour unique but dans la vie que de pourrir la vie de leur parent, de leur mettre la honte devant tout le monde. Il faut comprendre comment fonctionne le cerveau des bambins, des enfants, apprendre à se mettre à leur place pour leur fixer des limites qu’ils peuvent comprendre sans rompre le dialogue.

C’est sur, c’est long, c’est fatiguant mais c’est un investissement sur l’avenir.

Mon prochain article portera justement sur ces alternatives, où en comprenant le fonctionnement des enfants on peut fixer des limites, avec amour et RESPECT.

Pour clore cet article je me permet un changement de point de vue, hisoire d’imager ce que peut ressentir un enfant :

« Vous travaillez dans une entreprise. Votre supérieur hiérarchique vous demande un rapport complet des activités pour vendredi. OK, chef, le rapport sera sur votre bureau vendredi. Le temps passe, le rapport est plus long que ce à quoi vous vous attendiez. Il faut respecter le délais et plutôt que de demander un délai supplémentaire, vous choisissez de hum hum le finir un peu à la va-vite, histoire d’avoir le weekend tranquille. Le vendredi après midi, vous déposez le dit rapport sur le bureau de votre supérieur et vous partez le cœur léger, ce weekend sera ensoleillé, vous vous prévoyez un bon pique nique avec les enfants, ça va être génial. En effet, le weekend fut génial, vous avez complètement oublié le rapport. Lundi matin, vous allez vous prendre un petit café histoire de bien commencer la semaine. Vous discutez de votre weekend génial avec vos collègue, l’atmosphère est détendu, bref tout roule! Et là, le chef débarque, rouge de colère « vous vous foutez de moi, c’est ça un rapport d’activité? ». Vous devenez pivoine devant vos collègues, toutes les conversations se stoppent, tout le monde attend la suite de l’histoire, un bon potin à raconter, ça! « Non seulement il est bâclé mais en plus bourré de fautes d’orthographe, j’ai passé mon weekend à corriger vos bourdes ». Vous tentez de vous justifier mais s’en est trop pour le supérieur, il vous prend par le bras, vous tourne de 3/4 et vous colle une fessée. Les yeux des collègues en sortent de leurs orbites….

En imaginant ce scénario, quel aurait été votre sentiment :

A. Il a raison, j’aurais du travailler plus, je l’ai bien mérité cette fessée.

B. Non mais pour qui il se prend lui, de quel droit il me colle une fessée?!!! OK le rapport était un peu bâclé mais ça ne méritait pas une fessée…

C. Humilié par cette réaction démesurée : vous collez votre poing dans la tronche à ce malotru…

Honnêtement? Vous penseriez comme la réponse A? Non, hein….

Allez tous après moi : LA FESSE C’EST TABOU, ON EN VIENDRA TOUS A BOUT!!!!

Pour ou contre la fessée


2010
04.28

De retour du week end (ouiiiiiiii je publierais quelques photos promis!!), une amie (Julie pour ne pas la nommer!!) nous présente un sondage publié sur le site de France 2 (où le site de la désinformation au service de la France, bref!!).

Faut-il ou non renoncer à la fessée ?

Actuellement : seulement 13,7% se prononce pour l’abolition de la fessée. Arf y a encore du boulot.

Cet article, je le rédige de manière à exprimer mon opinion sur cet épineux problème qu’est la fessée inculquée aux enfants. Un avis scientifique (ben oué je suis scientifique dans l’âme et je réagis en tant que tel dans bon nombre de mes questionnements quotidiens) donc basé sur des études et sur la recherche d’incohérences dans le raisonnement opposé au mien.

« Ouais bon en même temps, une fessée n’a jamais tué personne, j’en ai eu et j’suis pas mort. »

C’est THE argument qu’on me sort à chaque fois que je dis que je me refuse à taper ma fille. Ben je suis au regret de dire que si, une fessée peut tuer. Pas directement on est d’accord mais toutes les maltraitances sur enfant qui conduisent à leur mort (selon the Lancet : chaque année 150 000 enfant dans le monde meurent sous les mauvais traitement et la majorité de ces décès ont lieu dans des pays développés) ont commencé par une tape sur la main ou par une fessé ou une claque.

Combien de parents ont commencé par donner des « tapes gentilles » sur la couche de leur enfant. Et puis l’enfant s’habitue, et continue autant de défier : « il se marre quand je lui tape sur la couche maintenant » alors là on fait quoi? On tape plus fort? Quelle est la limite? 150 000 enfant ont subi ce dépassement de limite (en France : 2 enfants meurent chaque jours sous les coups de leur parents, c’est trop beaucoup trop).

Outre le décès, les études scientifiques montrent un lien de proportionnalité entre les violences physiques et l’agressivité des enfants. Trouble psychologique, du comportement, de la communication : chaque correction physique peut avoir un impact négatif à des degrés divers sur l’enfant (rapport de l’OMS 8 avril 1999 soit il y a plus de 10 ans!!!).

Bien sur chacun d’entre vous peut très bien me dire qu’il a déjà eu des fessées dans son enfance et ne s’en porte pas plus mal! Vous trouvez, sérieusement? Combien d’entre vous ne savez pas exprimer vos émotions, combien d’entre vous ne savez pas canaliser votre colère? Regardez la simple aggressivité quotidienne sur la route : klaxon, injure, geste injurieux, course poursuite, tous ces cas concrets marquent clairement une aggressivité sous jacente que nous ne savons pas évacuer. Ne viendrait-elle pas de toutes ses fessées accumulées dans notre enfance? Nous ne pouvons pas affirmer que nous en serions pas des personnes plus calmes, plus sereines, plus aptes à communiquer si nous n’avions pas reçut de coups.

EDIT (30/04/2010) : suite au commentaire d’inndhiraa : bien sur je ne considère les fessées comme étant les seules responsables de notre agressivité sous jacente mais comme étant une cause non négligeable d’une partie de celle-ci : les études montrant un lien de proportionnalité entre les châtiments corporelles et l’agressivité des adolescents, j’ai extrapolé à l’âge adulte (ne voyant pas pourquoi cette agressivité disparaîtrait comme par enchantement à l’aube de nos 18 ans!!)

« Ouais bon en même temps, c’est mon enfant je fais ce que je veux. » « J’ai quand même le droit d’éduquer mon enfant comme bon me semble. »

Hmmmmmmmm oui mais non. Tout simplement parce que les droits de l’homme ne s’arrêtent pas au seuil de votre porte (et heureusement).

Je cite les articles des droits de l’Homme (fondamental quand même) :

article 5 : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. » (oui une fessée c’est dégradant)

article 7 : « Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination. » (et la loi est claire on ne frappe pas)

article 26.2 : « L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. »

Bien sur vous pouvez me citer l’article 26.3 pour vous conforter sur le principe que c’est aux parents de choisir l’éducation de leur enfant. Oui mais…

En 1959, les enfants sont considérés comme des personnes à part entière et la déclaration des droits de l’enfant est rédigée :

principe 6 : «  L’enfant, pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, a besoin d’amour et de compréhension. Il doit, autant que possible, grandir sous la sauvegarde et sous la responsabilité de ses parents et, en tout état de cause, dans une atmosphère d’affection et de sécurité morale et matérielle; l’enfant en bas âge ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, être séparé de sa mère. La société et les pouvoirs publics ont le devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui n’ont pas de moyens d’existence suffisants. Il est souhaitable que soient accordées aux familles nombreuses des allocations de l’État ou autres pour l’entretien des enfants. »( et NON, les fessées ne traduisent pas une atmosphère de sécurité morale!)

« Rhoooooooooo vous ne croyez pas que vous abusez un peu là? »

Non j’abuse pas! Et la communauté scientifique va également dans mon sens. En 1996, le journal Pediatrics (vol.98, 1996) publie une méta analyse regroupant plus de 166 articles mettant en évidence les effets néfastes des corrections physiques, même légère (fessée ou gifle) sur le développement des enfants.

Je rajoute en plus que le recours aux fessées est un processus incohérent.

« Incohérent? S’il fait une connerie, il a une fessé : action réaction. C’est très logique même »

Non c’est même très loin d’être logique. Un exemple qui illustre l’incohérence énorme :

Deux enfants jouent au parc. Ils s’éclatent sur le toboggan, vont dans le bac à sable et là, c’est le drame! Un des deux enfants prend le sceau du deuxième. L’autre pigne crie et lui colle une baffe, la victime se défend en retapant, mordant etc…

La suite vous la connaissez car en bons parents vous vous diriger directement vers le lieu du drame et vous dîtes à votre enfant…. »ON NE TAPE PAS »!!!

Alors où est la logique là dedans : vous vous donnez le droit de taper votre enfant mais par contre lui, ne peux pas, comment être cohérent dans ces cas là?

« Oui mais c’est pas pareil : on est les parents »

Ben oui c’est même pire. Tout d’abord parce que les parents ont le devoir moral de montrer l’exemple. Vous faîtes bien gaffe à limiter l’usage d’injures devant vos enfants pour qu’il évite de sortir « putain » ou « merde » dans toutes ses phrases, non? Donc taper son enfant et lui dire que non il ne doit pas taper, je ne vois pas où est le bon exemple!

Ensuite en tant que parents, vous avez bien plus d’armes que les bambins pour agir en cas de crise (je ferais un topos sur les « trois cerveaux humains »), vous êtes sensé mieux maîtriser vos émotions alors qu’un enfant de 3 ans est bien loin d’avoir les ressources ni les facultées cérébrales pour se contrôler.

« Mouais, je reste sceptique »

C’est sur, c’est super difficile de se remettre en question. On peut toujours dire que c’était mieux avant, qu’avant les enfants avaient très souvent des coups de ceinture, des baffes et j’en passe et qu’ils était « mieux éduqués » ce qui est faux. La violence d’autant était la même, on en parlait moins c’est sur (Vous pouvez revoir « la guerre des boutons » pour vous remémorez que les enfants des années 50 n’étaient pas en reste pour faire conneries sur conneries et même si les coups de ceinturons étaient monnaie courante).

L’histoire évolue et la violence diminue : il y quelques centaines d’année : des humains étaient réduits en esclavage : on pouvait en faire ce qu’on voulait (frapper, violer, tuer), l’humanité à franchit un grand pas quand l’esclavage fut abolit. Fin des années 50, les femmes qui étaient encore régulièrement frappée par leur mari et/ou leur père ont gagné en droit et en considération. Aujourd’hui, nous n’avons plus le droit de frapper ni adulte, ni femmes ni même animaux. L’humanité gagnera encore en ne frappant plus les enfants.

Une petite comparaison : Une réunion familiale, un dimanche ensoleillé a lieu pour fêter un quelconque évènement. Le repas est long, on boit un peu ou beaucoup. Un homme un poil émêché se lève brutalement et renverse le verre de son voisin sur son pantalon. Réaction :

- »haaaaaaaaaaa mais prouuuut (pour rester polie) tu pourrais faire gaffe quand même »

- »J’suis trop désolé (hips) » (non non personne n’est visé!!!!!!!!!!!!!!!!)

- »bon c’pas grave » *rumine*.

Si on change le scénario : un enfant, las de rester sur sa chaise depuis des lustres, se lève brutalement et renverse le verre sur le pantalon de son père.

- »mais tu peux pas faire attention?! » *baffe* « Allez files »

Pourquoi l’enfant, a-t-il eu un traitement différent du voisin adulte (et bourré en plus)? Parce que c’est un adulte?


Vu la longueur de cet article, je publierais la suite dans un autre article.

Désolée pour la longueur de cet article!

Pratique de vie I : Le cododo


2010
04.21

Pratique peu courante en France, le cododo est une pratique très controversée.

Je choisit d’expliquer mon choix, non pas pour me justifier mais afin de montrer une alternative supplémentaire pour les parents.

  • Pourquoi avoir choisit de cododoter?

En premier lieu le choix du cododo fut tout simplement un choix pratique. J’allaite ma fille, les réveils nocturnes sont vites épuisants et je fais parti des gens qui une fois le pied posé par terre met 2 plombes pour se rendormir. Donc ne serait-ce que pour ne pas mourir d’épuisement, le cododo me semblait être une solution bien pratique.

Bien sur j’aurais pu choisir de mettre ma fille dans un berceau à côté du lit, mais là encore il faut au moins se lever pour récupérer ma puce, lui donner le sein, la recoucher et après tenter de me rendormir avant la tétée suivante…………… pfiouuuu nan c’pas pratique ça, en tout cas, pas pour moi!!

Ensuite je vais être honnête, la proximité avec ma fille compte beaucoup pour moi. La voir s’endormir contre moi paisiblement et se réveiller en souriant est un cadeau particulièrement appréciable, elle dort plus et plus longtemps, elle est donc moins fatiguée en journée et plus paisible : le gain est donc pour tout le monde.

  • En pratique, comment ça se passe?

Au début, ne connaissant que très peu le cododo (celui-ci étant presque tabou dans notre société), j’ai fait comme tout le monde : une chambre pour ma fille, une chambre pour les parents, nous avions juste accoler un lit à barreau au notre en enlevant une barrière pour faciliter les tétées de nuits. Cependant, notre lit n’était qu’un 140, on manquait de place et en grandissant ma fille prenait une place de moins en moins négligeable.

On s’est donc posé la question de l’organisation pratique de notre cododo pour permettre à tous (Matt, Lilith et moi) de bien dormir. Comment avoir un lit, sécuritaire pour lilith et avec suffisamment de place pour tout le monde. Nous avons donc acheté un grand futon avec tatami : 2m de largeur sur 2m de longueur : un vrai bonheur en coton.

Prise en flagrant délit de cododo!!

En assumant pleinement le cododo, la chambre de Lilith devenait inutile : elle n’y était jamais puisque la journée, elle jouait dans la même pièce que nous et la nuit elle dormait avec nous. Nous avons donc choisit d’installer le futon dans ce qui fut la chambre de Lilith en n’y mettant que le lit et notre ancienne chambre devenait la pièce d’activité pour nous tous : nous passions donc d’une chambre bébé + chambre parent à pièce pour le sommeil et pièce d’activité et cette organisation nous convient bien.

  • Vous n’avez jamais eu peur de blesser votre enfant?

Pour être honnête, non!

Dès la naissance de ma fille, je ne me voyais pas l’oublier complètement en dormant. C’est là que les possibilités de la psychée humaine m’impressionne vraiment : je reste connectée à ma fille, y compris en dormant. Sans me réveiller, j’arrive :

- à enlever la couverture qui couvre un peu trop ma fille

- à lui donner le sein

- à la changer de position

- à la surveiller en cas de poussée de fièvre et je me suis toujours directement réveillée au moindre problème de santé de Lilith.

Impressionnant non?

  • N’avez vous pas peur pour son avenir?

Forcément que j’ai peur pour son avenir mais j’aurais toujours peur pour son avenir, cododo ou non!!

Je me permet de citer une étude parue dans le journal pediatric :

Impact à long terme du sommeil partagé

205 familles ont été enrôlées pendant le 3ème trimestre de grossesse, et ont été suivies jusqu’au moment où l’enfant concerné a eu 18 ans. Ces familles étaient de types très variées : mères célibataires, couples non mariés, couples mariés, et petites communautés. Elles vivaient un peut partout en Europe et aux USA, et appartenaient à tous les milieux socio-économiques et culturels. La pratique du sommeil partagé a été évaluée à l’aide de questionnaires lorsque l’enfant était âgé de 5 mois, puis de 3, 4 et 6 ans. Le statut psychologique de l’enfant a été évalué à 6 ans par divers spécialistes et à l’aide de divers tests. L’existence éventuelle de troubles du sommeil a été recherchée à 2 et 6 ans, ainsi que celle de troubles de la sexualité. A l’âge de 18 ans, les adolescents ont passé toute une batterie de tests destinés à évaluer leur niveau de confiance en eux, leurs rapports avec leur entourage (parents, fratrie, autres jeunes, autres adultes.), leur développement psychologique et sexuel.

35% des parents prenaient plus ou moins régulièrement leur enfant dans leur lit ou dans leur chambre à 5 mois, 7% à 3 ans, 10% à 4 ans, et 4% à 6 ans. La culture d’origine jouait un rôle, ainsi que des facteurs tels qu’une certaine libéralité, ou le fait de souhaiter un parentage naturel. 89,5% des enfants avaient été allaités, pour une durée moyenne de 11,6 mois. la durée de l’allaitement était plus longue lorsque l’enfant partageait le lit de ses parents.

A l’âge de 6 ans, le sommeil partagé était associé à un développement cognitif significativement meilleur ; aucune corrélation n’a pu être constatée avec des troubles du sommeil, du développement sexuel, ou de quoi que ce soit d’autre. A 18 ans, le sommeil partagé n’avait aucun impact, ni positif, ni négatif, sur tous les paramètres évalués. Divers autres facteurs avaient un impact positif ou négatif (alcoolisme parental, valeurs parentales.).

Les auteurs concluent que le sommeil partagé n’induit aucun problème de quelque ordre que ce soit, ni pendant l’enfance, ni pendant l’adolescence. Ces résultats concordent avec ce qui a été constaté dans les cultures où cette pratique reste la norme. Le fait que le développement cognitif à 6 ans était meilleur chez les enfants qui avaient dormi dans le lit de leurs parents est intéressant, mais il n’existe aucune théorie rationnelle pour l’ expliquer ; il est possible que ce soit un artéfact dû à des variables non contrôlées. Quoi qu’il en soit, il n’existe aucune raison valable de croire que le fait de dormir seul est meilleur pour l’enfant, et de déconseiller aux parents de prendre leur enfant dans leur lit.

Outcome correlates of parent-child bedsharing : an eighteen-year longitudinal study. P Okami, T Weisner, R Olmstead. J Dex Behav Pediatr 2002 ; 23 : 244-253.

J’aime bien cet article, déjà c’est un article objectif : ni pour ni contre le cododo, il prend en compte bon nombre de donnée annexe de manière à avoir un avis le plus objectif possible. De plus, j’apprécie énormément la conclusion : le cododo ne transformera pas ma fille en super génie douée de capacité extraordinaire mais ne la rendra pas non plus dépendante de moi comme un poulpe accroché à son rocher.

C’est donc sereinement que je cododote sur le long terme avec ma fille.

De plus, ma fille à bientôt 17 mois, et chaque jour, les gens qui la voit me disent toujours : « elle a l’air vraiment bien dans ses baskets ». Elle passe ses journées loin de moi et ce sans pleurs ni déchirement lors de la séparation. Elle sait jouer seule, est souriante, pleine de vie. Je suis loin de la fille tant décris par les détracteur du cododo…

  • Et en ce qui concerne le sexe?

Haaaaaaaaaaaaaaaa le kikitage. Non je vous rassure en pratiquant le cododo on ne signe pas une close de chasteté, évidemment, nous avons une vie sexuelle mais je trouve particulièrement restrictif de vouloir limiter la vie sexuelle des parents au simple lit conjugal.

On devient plus inventif, les câlins furtifs me rappelle les tout début de notre vie de couple. On découvre d’autres endroits pour faire l’amour (ou autre!!) : la cuisine, la salle de bain, les possibilités sont infinies. J’vous entend déjà « ouiiiiiiiiiiiiiiii mais on est bien dans un lit », c’est sur mais un bon canapé lit dans la pièce d’activité et hop on retrouve ce confort douillet du kikitage sous la couette.

Et puis si vous avez la place : pourquoi ne pas réservée un pièce au seul plaisir charnelle, les possibilités sont nombreuses : surtout en matière de sexe!!

  • Ne trouvez -vous pas malsain de partager le lit parental?

Je trouve culotté d’imposer un mode de sommeil au parent occidentaux sous peine de « malsaineté ». Je pense notamment aux parents qui n’ont pas d’autres choix que de dormir avec leur enfant parce qu’ils vivent en studio, ou encore chez leur parent car la crise ne touche pas que les célibataires sans enfants et je n’ose même pas imaginer la culpabilité qu’ils doivent ressentir en entendant que partager la chambre ou le lit parental est malsain. Messieurs et mesdames les psychologues : tout le monde ne vit pas avec 4000 euros par mois et tout le monde n’a pas forcément la place pour que leur enfant ait une chambre à lui : alors les pauvres sont tous des dégénérés malsains? « ouiiiiiiiiii mais c’est pas pareil ». En effet c’est pire, parce que les enfant peuvent en plus se sentir coupable d’imposer cette situation à leur parents en comparaison des couples qui choisissent délibérément le cododo.

  • En gros tout baigne quoi?

En gros oui.

Je met un bémol : cet article n’a pas été écrit pour que les parents qui ne cododotent pas se sentent les pires parents du monde coupés de leur enfant. Il a été écrit pour offrir une solution supplémentaire pour que chacun puisse faire un choix et ce en connaissance de cause.

Il m’a trop souvent été donné de voir des mamans absolument épuisées, livides à cause des nuits pourries (parce que non, un bébé de 3 mois qui dort 12h par nuit n’est pas la norme loin de là) et ne se permettant pas de cododoter parce que le pédiatre ou le médecin de famille ou tata simone « quiasonavissurtout » lui a dit que son enfant allait devenir un pervers si elle dormait avec lui. Et ça j’aimerais vraiment que ce sentiment de honte et de culpabilité ne soit plus vécut par tant de parent.

Je transmet le lien vers ce site : http://cododo.free.fr/ où vous pourrez trouver des études, des témoignages, des photos (super mignonnes en plus) et des réponses aux questions pratiques que vous pouvez vous poser.

Deux photos que j’affectionne particulièrement :

Parce que le cododo n'exclue pas les pères!

Parce qu'on dort bien avec son bébé

The first!


2010
04.19

Autant commencer par le commencement!

Bonjour à vous, hô futur lecteur très assidus de ce blog!

  • Mais pourquoi un blog?


Parce quuuuuueeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee!!

Nan plus sérieusement parce que j’en avais envie tout d’abord.

Ensuite, parce que lorsqu’un enfant débarque dans une famille, il devient difficile de tenir la famille au courant des moindres faits et gestes du globule.

J’ai une fille : Pikmin pour les intimes et je souhaite que notre famille puisse, facilement, la voir grandir.

  • Donc c’est juste un blog 3615 my life?


Hmmmm oui mais non. J’ai ajouté plusieurs catégories pour cela :

- Petite Bulle sera typiquement LA bulle familiale, pour voir grandir ma fille et nous voir nous par la même occasion (pas obligatoire!)

- Bulle quotidienne sera réservé à mes pensées, justification et explication de mes divers choix de vie, peu commun pour certains, intolérable pour d’autres, stupide pour quelques auns, géniaux pour d’autres.

- Bulle poilue sera réservée à mes animaux : chien (un grotoutou nommé Dante), rats, animaux sauvages, divers et varié.

- Bulle au chocolat : pour tenter de promouvoir par le goût mon choix alimentaire : végétarienne ne consommant quasiment pas de produit laitier et tentant de supprimer au maximum les produits animaliers.

Bref, j’espère que vous y trouverez une lecture intéressante pour changer du « hô regardes, pikmin a bavé sur sa robe! »

  • OK, why not, mais au fait : t’es qui?


Ha ouais pas bête, se présenter c’est bien!

On me surnomme beaucoup Titi, diminutif de mon prénom Laetitia.

Je finis actuellement ma thèse de chimie (et je suis présentemment au chômage en quête désespérée d’un emploi intéressant!), je suis mariée (et oui!!) à un Tyty (attation, la différence est d’importance, j’insiste!) absolument génial que j’aime très très fort et maman d’une petite Pikmin tout aussi géniale (pour information : cette petite pikmin est de sexe féminin et pète le feu!).

Nous nous sommes pour l’instant fixé dans l’Essonne dans une maison que nous partageons avec deux de nos amis.

Pour le reste, va falloir lire, jeune lecteur :) .

Donc, à très bientôt!

Titi