Oui je le prévois en plusieurs fois cet article car il risque d’être long…. (oui oui pire que les autres, y a tellement à dire!!!)
J’ai remis en cause, la fessée, j’ai remis en cause la violence psychologique et les cris qui vont avec ok mais alors question fatidique :
« Comment on fait alors, un enfant a besoin de limite »
Hoooooooo que oui un enfant a besoin de limite, en matière éducative : nous sommes passé d’une éducation très stricte et très violente (année 50) à une éducation permissive où on empêche toute frustration et aucune limite pour permettre à l’enfant de s’exprimer. L’une comme l’autre ont été néfaste pour les enfants.
Comme je le dis souvent : materner ne veut pas ne pas dire non, c’est dire non avec amour!
« mooooooooooouuuais » *air pas convaincu*
Si si, je pense très fortement ce que je dis, on peut fixer des limites à un enfant sans lui taper/crier dessus.
« Comment qu’on fait?! »
Déjà on apprend à se mettre au niveau de l’enfant.
allez un peu de théorie : je vais vous parler de la théorie du cerveau triunique (nan ne me regardez pas avec vos grands yeux tout ronds!!) développé par Paul Mac Lean dans les années 70. Cette théorie représente trois cerveaux distincts apparus successivement au cours de l’évolution de l’espèce humaine : un cerveau reptilien, puis un cerveau paléomammalien (apparenté au cerveau limbique) et enfin un cerveau néomammalien (apparenté au néocortex).
Le cerveau reptilien est le siège des besoins primaires de l’être humain : faim, froid, survie, cri, pleurs, colère. C’est notre cerveau archaïque. Le cerveau paléomammalien serait notre second cerveau (lié à l’apparition des premiers mammifères) et le siège de la mémoire et des réactions au stress. Le cerveau néomammalien quand à lui est le centre du raisonnement logique, du langage et la préméditation de nos actes : le cerveau dont on est le plus fière!!
« Heuuu c’est quoi le rapport, là? »
Le rapport est énorme. Je m’explique : un enfant nait avec un stock monstrueux de neurone (ça je pense que vous le savez tous : c’est pourquoi bon nombre de personnes veulent absolument faire des bébés des génies blindés du cerveau mais c’est un autre sujet!). Seulement le réseau neuronal (donc ce qui relie les neurones et permet la circulation des informations ) est très très limité et se concentre sur le cerveau reptilien (pour favoriser la survie du nourrisson).
Si on rajoute le fait que la durée de la grossesse physiologique qui devrait être bien plus longue que neuf mois (on devrait rajouter facilement un an si on prend en moyenne le fait qu’un fœtus mammifère nait en sachant marcher) mais la gestation a été réduite pour permettre la sortir du fœtus par nos hanches très peu large du fait de notre stade bipède : nos enfants naissent complètement immatures.
Donc à la naissance nous n’avons pas un bébé dans nos bras mais un fœtus pas finit : nos bébé devrait naître à l’âge d’environ un an (oui oui une belle grossesse de presque 2 ans qui qui veut?!!!).
[HS : je ne souhaite pas développer un débat sur la viabilité de la théorie du cerveau triunique : on le sait tous : le cerveau fonctionne dans son ensemble mais les images IRM des cerveaux des nouveaux née vont dans le sens de mon pavé, je parle d'enfant et non d'adulte et je sais bien que le cerveau fonctionne dans une globalité (notamment la vision qui se situe dans le néocortex et qui est nécessaire à la survie basée dans le cerveau reptilien), donc je parle de moyenne, de plus je ne suis pas anthropologue donc je ne développerais pas plus]
« Ok donc les bébés sont pas mûrs quand ils sortent »
C’est tout à fait ça, le réseau neuronal étant très limité, il est concentré sur la survie de base : se nourrir, pleurer, évacuer les excréments, dormir. Donc un bébé ne fait pas de caprices.
Voilà ça c’est dit : un bébé ne fait que répondre à son besoin de survie : ne pas satisfaire ses besoins sous prétexte de ne pas en faire un bébé capricieux est juste stupide et ne se base sur aucune donnée scientifique : par contre ce mode de pensée illustre parfaitement ce qu’attendent les parents à savoir considérer le bébé comme une adulte miniature ce qui est physiologiquement, psychologiquement et biologiquement absurde.
Les premières années de vie vont donc se baser sur le développement de ce réseau neuronal si précieux : en laissant pleurer un bébé : on renforce cette voie de communication alors qu’en répondant au besoin de base de l’enfant, on lui laisse la possibilité de développer le réseau neuronal sur autre chose. En gros : laisser pleurer un enfant c’est juste lui apprendre à pleurer plus.
« Heu oui mais on ne parle pas de bébé dans l’éducation mais bien d’enfant »
Certes mais cet aparté était nécessaire, à mon sens, pour faire comprendre qu’on ne peut pas demander à un enfant de réfléchir comme un adulte tout simplement parce qu’il n’en a pas les facultés.
Il faut donc apprendre et se remettre en question (oui oui nous les parents, les porteur du savoir, si si) et apprendre à se mettre au niveau de l’enfant pour lui demander des limites à sa portée.
« Hoooooooo mais attendez, ils comprennent bien plus qu’on ne le croit »
Haaaaa non, pas possible. Bien sur ce sont des éponges à émotions, ils ressentent ce que l’on ressent. c’est aussi pour ça qu’il est si difficile de mentir à un enfant, ils ressentent mais comprendre ça dépend de l’âge et de l’évolution de l’enfant.
Se mettre au niveau de l’enfant c’est aussi arrêter de considérer que l’enfant est un démon en puissance qui n’agit que pour faire chier ses parents : la manipulation et la préméditation des actes sont des fonctionnement bien trop complexes pour leur cerveau : ils n’en ont pas la faculté.
Je clos cette partie en espérant avoir suffisamment clairement le fonctionnement plus physiologique d’un enfant pour comprendre comment agir en conséquence. Nous sommes les enseignants de nos enfants et tout les enseignants vous le diront : se mettre à hauteur de celui qui apprend est une chose particulièrement difficile mais vraiment payante.
Parfait, comme d’habitude!! Vivement la suite!
Ma belle…….. JE T’AIMEEUUUUUH
Que c’est bon de lire ça !!!! Tu résumes vraiment bien, je crois que je citerai souvent ton article !!!!
Merci les filles *gênée*
Faut que je me motive pour rédiger la suite !!
salut,c’est sandrine de alcdm ,je viens de découvrir ton blog
il est super,je vais prendre le temps de le découvrir ,et ecouter tes conseil pour mettre l’éducation non violente
coucou
j’ai découvert ton blog est je le trouve merveilleux !!!
tu as une façon de dire les choses telles qu’elles sont et le plus simplement du monde
c’est très agréable de te lire
et ce soir j’ai lu toute la partie sur la communication non violente et j’ai envie de pleuré….
tout ce que tu dis et tellement vrai et moi je fais tout ce qu’il faut pas c’est difficile mais je te remercie de me faire prendre conscience de mes défauts ; j’espère qu’il n’est pas trop tard pour mon fils de 2 ans et demi que je puisse me rattraper…..
au plaisir de te relire
ps : je pars toujours à l’heure et je pose pas mes pieds en canard quand je redémarre;) je suis je suis ….
..Sans cette confiance les structures de son cerveau vont maximiser l implication des amygdales ces deux petites structures par lesquelles passent toutes les informations sensorielles pour evaluer le degre de menace et declencher automatiquement les strategies de defense face a ce qui est percu comme menacant…..Sans confiance il n y a pas de lien affectif suffisant pour garantir le developpement harmonieux du systeme neurologique et selon Gregory Bateson et ses collaborateurs de l Ecole de Palo Alto il y a un risque de declencher des comportements de retrait relationnel pouvant mener les enfants plus fragiles a l autisme. Coince dans des reactions de type victime-bourreau l enfant n a d autres choix que la soumission ou la rebellion ce qui renforce bien souvent l exces d autorite des adultes…Or toute forme de rapport de force accentue l efficacite du cerveau reptilien defense au detriment de celle du cerveau prefrontal humanite .
On pourrait visualiser ces menaces vecues dans le prime enfance comme capable de sur-developper le cerveau reptilien celui de la survie et de sous developper d autres parties du cerveau comme ceux du controle des emotions des habiletes sociales de la confiance envers autrui notamment ici des segments des lobes frontaux. Ces realites neurophysiologiques particulieres rendent ainsi caduques plusieurs psychotherapies classiques qui font appel aux parties sophistiquees du cerveau. D une certaine facon ces experiences font en sorte que le cerveau de l enfant decidera de faire confiance ou non au monde exterieur.