Bon on a vu que les fessées et autres châtiments corporels sont inutiles et souvent néfastes, je souhaitais faire un petit billet sur les mots qui peuvent être tout autant blessant voir plus.
La violence psychologique est pernicieuse : elle blesse, humilie choque et marque très souvent et pourtant elle est très souvent utilisée et pas que sur les enfants. Petites pics, sur le tons de l’humour mais quelle portée éducative ont-elles?
Quelques contextes :
Je me souviens d’une file d’attente dans la boulangerie, une enfant d’environ 4 ans demande des bonbons à, je pense, sa grand mère. Cas classique. La grand mère refuse mais trouve bon d’ajouter bien fort : « tu auras des bonbons quand tu ne feras plus pipi au lit ». Je m’interroge, pourquoi l’humilier devant tout le monde? un simple refus n’aurait-il pas été suffisant? La boulangère a sourit mais semblais visiblement gênée, la petite fille est sorti sans lever les yeux : oui cette phrase l’a humilié.
Les jugements vont bon train avec les enfants : « c’est un maladroit », « tu en fais pas attention », tu es distrait, tête en l’air, lent, coléreux, capricieux : pourquoi décrire par le jugement? Est-ce que cela peut motiver l’enfant à changer?
Il s’avère qu’au final, les jugements répétés finissent par enfermer l’enfant dans le rôle que l’on lui décrit. L’enfant qui entend en permanence que c’est un petit démon va finir par agir en conséquence : je suis un démon, mes parents s’attendent à ce que je sois un démon donc je vais être un démon.
Autre forme d’agression orale : le cri. Haaaaaaaaa le cri, tellement difficile de ne pas crier, expression de notre colère, de notre impuissance face à nos bambins. Le cri, la grosse voix : outil utilisé pour faire peur à nos enfants et c’est là que le bas blesse : je ne veux pas que ma fille ne fasse plus de bêtise parce qu’elle a peur de moi. L’autorité par la peur ne donne pas de bon résultats mais aussi il est intolérable qu’un adulte hurle sur un autre adulte pour se faire « obéir », pourquoi alors faire de même avec un enfant?
Bien sur c’est très difficile, hier soir tout simplement j’ai crié sur ma fille et je m’en veux encore. Je revois son regard mais surtout je me rend compte que ça ne sert à rien : ça ne l’a pas aidé à comprendre ce qui n’allait pas mais en plus je me suis rendue compte que plus je criais et plus elle étais agitée : comportement logique au final : les enfants sont des éponges à émotions, il est donc normal que notre énervement finisse par énerver nos enfants.
Une autre forme de violence reste la négation des émotions et des sentiments de l’enfant : pour vous en rendre compte il suffit d’aller dans un parc pour enfant :
-l’enfant a trop chaud, il enlève son manteau. Ses parents attentionnés lui demande de remettre son manteau. « Mais j’ai chaud », « mais non, tu n’as pas chaud, il fait froid là »
-l’enfant ne veut pas aller sur le toboggan, visiblement il a peur : « hooooooo mais t’es un trouillard, aller soit courageux…. »
-l’enfant court et trébuche, il tombe et se met à pleurer. Réaction de 99,9999% des parents : « c’est rien, c’est rien »
Mais pourquoi c’est rien, évidemment qu’une chute ça fait mal, si je me cogne la tête, mon homme va venir vers moi et me dire outch tu dois avoir mal mais si c’est ma fille elle a droit à un « c’est rien » pourquoi les douleurs chez l’enfant seraient moins douloureuse que chez un adulte. Bien sur vous pouvez me dire que c’est pour le rassurer mais au final vous lui apprenez quoi : que ce qu’il ressent ne compte pas et que ce qu’il ressent n’est pas la réalité et pourtant… qui mieux que le propriétaire du corps peut savoir ce que ce corps ressent?
Je peux vous assurez que si je me cogne et qu’on vient me dire « c’est rien » je n’aurais qu’une envie c’est de lui cogner sa tête pour qu’il voit si ce n’est rien, j’aime que mon ressenti soit respecté et écouté et je fais donc de même avec ma fille. Et au final, ça paie : elle tombe et se cogne le front : « ho tu es tombée mon ange tu dois avoir mal au front, tu veux que je fasse un bisous sur ton front? » : vous respectez le ressenti de l’enfant et vous l’aidez à passer à autre chose : double bénéfice : l’enfant sait que les signaux de son corps sont correctes, il se sent respecté et en plus on l’aide à passer à autre chose donc : moins de pleurs et vos oreilles vont mieux. Tout bête, non?
Le prochain article parlera des outils de la communication non violente (CNV) pour favoriser une entente mutuelle entre parents et enfants (mais aussi adulte/adulte), de comment fonctionne le cerveau d’un enfant : fixer des limites, adaptée à l’enfant, se mettre au niveau de l’enfant plutôt que d’attendre que l’enfant se mette à notre niveau, comprendre l’enfant pour trouver les mots juste et l’aider à comprendre pourquoi ces limites sont fixées afin qu’il les applique non pas pour obéir mais parce qu’elles sont mieux pour lui.
Je m’excuse par avance du caractère brouillon de cet article, il y a tellement à dire que faire le tris est difficile.
Avec amour…
Un article ultra parfait!! J’adhère totalement!
Et une fois encore, je suis persuadée qu’il faut que tu lises le livre dont je t’ai parlé sur les douces violences, tu t’entendrais très bien avec ma tata!
Heureusement que quand on se cogne on ne nous dit pas « c’est rien, c’est rien », sinon on pèterait un câble! Le ressenti, les peurs, les douleurs de l’enfant ne doivent pas être minimisés, au risque de l’humilier. La plupart des parents font ça car ils ont peur des pleurs, des cris de douleur, du chagrin que va manifester l’enfant, surtout si c’est en public (encore l’histoire de l’enfant qui crie au square, sous le regard consterné, le jugement des autres parents, voire, pire, des non-parents…).
Mais dans la vraie vie d’adulte, quand on se fait mal, ça nous arrive aussi de pleurer, de même quand on est fatigués ou qu’on a peur. Et des fois même, ça fait du bien, ça permet de libérer la pression! Alors il n’y a aucune raison d’ôter ce droit de manifester ses émotions à l’enfant!
C’est dit, je m’arrête, sinon mon post va être aussi long que le tien.
On est faîte pour s’entendre poulette :pppppppppppp
Oui les émotions positives sont très bien accueillies par les gens mais les émotions négatives sont limites niées, on ne doit pas être malheureux, c’pas bien shuuuuuuuuutt.
Faut que je lise le bouquin de ta tata, oui je pense qu’on s’entendrait bien
c’est vrai ca fait tres brouillon mais bon bon il faut lire donc on va jusqu’au bout.
Le comportement d’un enfant n’est- il pas celui d’un être humain ( waouh! quelle découverte!)??? sain de corps et d’esprit et dont le cerveau est en plein developpement??
J’adore ce que tu écris alors je continue ma promenade!
tres interessant, merci
coucou je suis sur le fofo des bebe nature mais je trouve plus mon mdp et ne recoit aucun mail dactivation , je ne peut donc contcater personne pour maider a rentrer a nouveau dans le fofo !
oucth
tu pourras peut etre en souffler mots aux modo?
merci d’avance
ton blog est superbe
et merci du soutiens en cododo ! ton commentaire me fait tant plaisir , j’avais deja oublier le rgo lointain de ma pitchoune , mais en effet elle l’a surment pas oublier, d’ou nos nuits difficile , et la postion allonger qu’elle deteste tant
surtout que la laisser pleurer comme dis avant toi , ca ne marche pas , meme plus d’une demie heure , princesse a toujours eu des soucis de dodo , en pleurant cest pire , et ca n’a JAMAIS fonctionne
oO suis je la seule a galerer ? apparement non
oui nous sommes proche en cododo ,elle dort sur moi ou juste a coté
jespere que vos nuits sont plus paisible qu’ici
votre princesse est superbe
jadore toujours autant la petite signature deja vu du coté d’arween
bisous
et j’espere a bientot sur le fofo
=)