Archive for mai, 2010

Education non violente, Part two!


2010
05.14

Ouiiiii je sais plusieurs jours d’attente mais prout hein je fais ce que je peux.

Bon blague à part j’ai un peu de mal à organiser ces articles qui sont long mine de crayon, j’ai des références scientifiques à rajouter sur mes précédents articles, je suis un peu en retard à ce niveau là et je m’en excuse.

Donc j’en étais à « se mettre au niveau de l’enfant et ne pas attendre à ce que l’enfant se mette à votre niveau ».

« Il me provoque, là…. »

Je pense que nous avons tous vécut l’expérience de votre boutd’chou qui en vous regardant droit dans les yeux approche sa main de l’interrupteur et souvent avec un petit sourire en coin et là ça ne rate pas : « là tu vois là, il me cherche/se fout de moi/me provoque » (rayez la mention inutile!!).

Oui un enfant va régulièrement chercher où sont les limites, ces limites sont fondamentales pour son éducation mais ces limites, elles mettent du temps à s’inscrire dans un cerveau.

Pour comparaison : vous apprenez à conduire : passer la première, regarder dans le rétroviseur avant de freiner, faire plusieurs choses à la fois : remémorez-vous combien de temps ces gestes ont mis pour devenir des automatismes? Maintenant c’est simple pour vous mais souvenez-vous ho combien ce fut difficile d’enchaîner ces gestes simples. Oui c’est difficile : vous avez souvent calé, vous avez oublié souvent de regarder le rétro avant de freiner sous les remarques de votre moniteur qui vous rappelle « et le rétro, c’est pour ma cousine Berthe? »

Pour un enfant : savoir ce qui est réellement interdit met beaucoup de temps à être assimilé. Prenons pour exemple : les prises électriques. Petit Gnome s’approche nonchalamment de la dite prise. En bon parent, voulant le bien être de votre enfant et ne souhaitant pas aller faire un tour aux urgence du coin : « noooooooooooooooooon on ne touche pas aux prises électriques, c’est dangereux ». Ok c’est dangereux. Seulement c’est quoi le danger? Pis c’est quoi une prise électrique? ben oui à 2 ans ou moins on a pas le même vocabulaire qu’un adulte : ça prend du temps (d’où la remise à niveau et se mettre au niveau de l’enfant!!) de savoir ce qui est interdit. Alors qu’est-ce qu’il ne faut pas faire? C’est le mouvement qui est interdit? Le fait de s’approcher de ce côté? Et si je m’approche de l’autre côté? Et si je touche sans bouger c’est aussi interdit? Et si je recommence dans 5/10/15 minute c’est encore interdit? (Isabelle Fillozat, Au cœur des émotions de l’enfant, je rajoute la référence : Brazelton, « Votre enfant et la discipline »)

Vous l’avez compris il teste. Non je n’ai pas dit il VOUS teste mais il cherche simplement à comprendre ce qui est RÉELLEMENT interdit donc forcément il en va pas comprendre en 3 fois que c’est la prise en elle même qui est dangereuse et il lui faudra 100/200/1000 essais pour comprendre que la prise OK c’est non, on y touche pas.

L’éducation est la voie de la répétition et là encore je met l’accent sur le fait que non, l’enfant ne retouche pas à la prise pour vous pourrir la vie mais bien pour comprendre SES limites et donc se construire.

« Pourtant il y a des interdits qu’il connait et il y revient régulièrement »

C’est vrai, souvent malgré une absence de test sur une assez longue période (là encore je parle pour l’enfant donc ça peut être une période de quelques jours seulement mais c’est très long pour un enfant!!). J’y vois deux choses :

-Soit on retourne sur le test, et l’enfant cherche à voir si ce qui était interdit l’est encore.

-Soit l’enfant s’ennuie et là, une remise en question peut s’avérer nécessaire : depuis combien de temps joue-t-il seul? Depuis combien de temps ne me suis-je pas occuper de lui?

Je remarque que souvent les bêtises (au sens parental du terme) vont souvent de pair avec l’ennuie ou la fatigue et donc plutôt que de punir ou de gronder : chercher à comprendre pourquoi peut s’avérer utile et peut désamorcer bon nombres de conflits. Du coup souvent quand je vois que pikmin va se lancer dans une partie de bêtises à répétition, je fais une pause dans ce que je fais et je me lance dans une partie de cache cache, mange pied ou croco affamé mangeur de bidou et on est gagnant/gagnant!!

« Gagnant/gagnant??? »

Oui gagnant/gagnant! L’éducation classique est basée sur une rapport d’autorité des parents sur l’enfant : le parent doit faire preuve d’autorité suprême sur l’enfant et doit gagner sur l’enfant. seulement cris/punition et compagnie engendre tant de frustration, de colère que le rapport gagnant/perdant est rarement présent et on est souvent en rapport perdant/perdant.

Je m’explique : Petit Gnome s’ennuie, il cherche à retenir l’attention de ses parents : chose logique puisque je suis sage = mes parents vaquent à autres choses, je fais des bêtises = je me fais gronder certes mais j’ai de l’attention. Petit gnome va donc vider une armoire. Les parents : « noooooooooooooooooooooooon je l’ai déjà répété 15482359658 fois, on ne vide pas les placards » et s’en va. Petit gnome voulant de l’attention recommence : le parent excédé : »mais prout (bon souvent c’est un autre gros mot qui sort!!), tu m’énerves, files dans ta chambre ». Petit gnome est en colère, il voulait de l’attention mais se retrouve isolé dans sa chambre : il hurle, se débat, les parents sont énervés : bref tout le monde a perdu, mais l’autorité a gagné (ouéééééééééééé).

Si on voit petit gnome autrement que comme un démon uniquement présent pour pourrir la vie de ses parents on peut réfléchir différemment. Petit gnome vide l’armoire, rhaaaaaaaaa la poisse, je viens de me taper tout le ménage et y a ça à ranger…. Bon en même temps ça fait 1h que je fais le ménage, la vaisselle, prépare à manger (oui pas de mention inutile à rayer!!), on va faire une pause. « Houuuuuuuuuuuuuu y a une pikmin qui veut se faire manger les pieeeeeeeeeeeds ». On voit un grand sourire sur le visage de pikmin qui se met à courir en rigolant. Je l’attrape, croquage de pieds, fou rire. Moi ça me fait une pause, la petiote a de l’attention. Bref tout le monde est gagnant. Bon il reste la foutue armoire à ranger… « Ma puce, tu sais si tu veux qu’on joue tu peux tout simplement venir me voir, parce que là maintenant faut ranger l’armoire ». Je me met à ranger l’armoire et pikmin me tend les choses à ranger.

Si on analyse ce scénario on voit facilement que tout le monde sort gagnant et chose magique on a responsabilisé l’enfant naturellement : il aide à réparer sa bêtise : il se construit en douceur et en toute logique (chose très importante pour la scientifique que je suis !!!).

« Donc on le laisse faire ce qu’il veut? »

On me répond souvent ça quand j’explique ma manière de faire avec pikmin : non elle ne fait ce qu’elle veut : il y a peu d’interdit formel à la maison mais ils sont cohérents : tout ce qu’il toùuche à sa sécurité son des interdits fondamentaux et indiscutables mais toujours justifiés : prises électriques, four, ceinture de sécurité, jeux violents etc… avec les justifications qui vont avec : la loi, le danger pour elle et pour les autres (construction de l’empathie).

Après il est vrai qu’il y a peu d’interdit car les autres interdit sont toujours dépendant du contexte et donc amènent à bon nombres d’incohérences. Je pense notamment au bruit, au jeu de vidage d’armoire, au bazar : tout ces interdits que je voie chez les autres sont entièrement dépendant de l’état de fatigue des parents : au jardin d’enfant on peut crier mais pas le matin au réveil. On peut mettre le bazar dans la chambre mais pas dans le salon ou alors si on est tous motivé pour jouer, on peut toucher aux armoire pour ranger ou pour apprendre mais pas pour jouer bref beaucoup, beaucoup de paramètres qui sont très difficiles à appréhender et à comprendre pour l’enfant. Du coup je préfère débuter avec peu de choses mais permanentes et rajouter au fur et à mesure en fonction de son évolution et de sa faculté à comprendre les différents contextes.

Non seulement je trouve cela plus cohérent mais en plus, on est moins sur les nerfs donc le climat familial est meilleur pour tout le monde.

Donc oui, j’ai adapté mon intérieur au besoin de mon enfant : les choses qui lui sont permises sont à sa portée, les autres non. Vous pouvez voir cela comme un choix de facilité mais je ne fais que me mettre au niveau de ma fille et je m’adapterais au fur et à mesure.

La prochaine partie portera sur les punitions/récompenses puis je clôturerais par une partie sur les moyens de communiquer différemment avec vos enfants (mais ça marche aussi avec le conjoint, patron, amis etc…).

Je pense que je réactualiserais cet article en fonction de vos commentaires et questions.

Avec amour…

Education non violente, Part One!


2010
05.06

Oui je le prévois en plusieurs fois cet article car il risque d’être long…. (oui oui pire que les autres, y a tellement à dire!!!)

J’ai remis en cause, la fessée, j’ai remis en cause la violence psychologique et les cris qui vont avec ok mais alors question fatidique :

« Comment on fait alors, un enfant a besoin de limite »

Hoooooooo que oui un enfant a besoin de limite, en matière éducative : nous sommes passé d’une éducation très stricte et très violente (année 50) à une éducation permissive où on empêche toute frustration et aucune limite pour permettre à l’enfant de s’exprimer. L’une comme l’autre ont été néfaste pour les enfants.

Comme je le dis souvent : materner ne veut pas ne pas dire non, c’est dire non avec amour!

« mooooooooooouuuais » *air pas convaincu*

Si si, je pense très fortement ce que je dis, on peut fixer des limites à un enfant sans lui taper/crier dessus.

« Comment qu’on fait?! »

Déjà on apprend à se mettre au niveau de l’enfant.

allez un peu de théorie : je vais vous parler de la théorie du cerveau triunique (nan ne me regardez pas avec vos grands yeux tout ronds!!) développé par Paul Mac Lean dans les années 70. Cette théorie représente trois cerveaux distincts apparus successivement au cours de l’évolution de l’espèce humaine : un cerveau reptilien, puis un cerveau paléomammalien (apparenté au cerveau limbique) et enfin un cerveau néomammalien (apparenté au néocortex).

Le cerveau reptilien est le siège des besoins primaires de l’être humain : faim, froid, survie, cri, pleurs, colère. C’est notre cerveau archaïque. Le cerveau paléomammalien serait notre second cerveau (lié à l’apparition des premiers mammifères) et le siège de la mémoire et des réactions au stress. Le cerveau néomammalien quand à lui est le centre du raisonnement logique, du langage et la préméditation de nos actes : le cerveau dont on est le plus fière!!

« Heuuu c’est quoi le rapport, là? »

Le rapport est énorme. Je m’explique : un enfant nait avec un stock monstrueux de neurone (ça je pense que vous le savez tous : c’est pourquoi bon nombre de personnes veulent absolument faire des bébés des génies blindés du cerveau mais c’est un autre sujet!). Seulement le réseau neuronal (donc ce qui relie les neurones et permet la circulation des informations ) est très très limité et se concentre sur le cerveau reptilien (pour favoriser la survie du nourrisson).

Si on rajoute le fait que la durée de la grossesse physiologique qui devrait être bien plus longue que neuf mois (on devrait rajouter facilement un an si on prend en moyenne le fait qu’un fœtus mammifère nait en sachant marcher) mais la gestation a été réduite pour permettre la sortir du fœtus par nos hanches très peu large du fait de notre stade bipède : nos enfants naissent complètement immatures.

Donc à la naissance nous n’avons pas un bébé dans nos bras mais un fœtus pas finit : nos bébé devrait naître à l’âge d’environ un an (oui oui une belle grossesse de presque 2 ans qui qui veut?!!!).

[HS : je ne souhaite pas développer un débat sur la viabilité de la théorie du cerveau triunique : on le sait tous : le cerveau fonctionne dans son ensemble mais les images IRM des cerveaux des nouveaux née vont dans le sens de mon pavé, je parle d'enfant et non d'adulte et je sais bien que le cerveau fonctionne dans une globalité (notamment la vision qui se situe dans le néocortex et qui est nécessaire à la survie basée dans le cerveau reptilien), donc je parle de moyenne, de plus je ne suis pas anthropologue donc je ne développerais pas plus]

« Ok donc les bébés sont pas mûrs quand ils sortent »

C’est tout à fait ça, le réseau neuronal étant très limité, il est concentré sur la survie de base : se nourrir, pleurer, évacuer les excréments, dormir. Donc un bébé ne fait pas de caprices.

Voilà ça c’est dit : un bébé ne fait que répondre à son besoin de survie : ne pas satisfaire ses besoins sous prétexte de ne pas en faire un bébé capricieux est juste stupide et ne se base sur aucune donnée scientifique : par contre ce mode de pensée illustre parfaitement ce qu’attendent les parents à savoir considérer le bébé comme une adulte miniature ce qui est physiologiquement, psychologiquement et biologiquement absurde.

Les premières années de vie vont donc se baser sur le développement de ce réseau neuronal si précieux : en laissant pleurer un bébé : on renforce cette voie de communication alors qu’en répondant au besoin de base de l’enfant, on lui laisse la possibilité de développer le réseau neuronal sur autre chose. En gros : laisser pleurer un enfant c’est juste lui apprendre à pleurer plus.

« Heu oui mais on ne parle pas de bébé dans l’éducation mais bien d’enfant »

Certes mais cet aparté était nécessaire, à mon sens, pour faire comprendre qu’on ne peut pas demander à un enfant de réfléchir comme un adulte tout simplement parce qu’il n’en a pas les facultés.

Il faut donc apprendre et se remettre en question (oui oui nous les parents, les porteur du savoir, si si) et apprendre à se mettre au niveau de l’enfant pour lui demander des limites à sa portée.

« Hoooooooo mais attendez, ils comprennent bien plus qu’on ne le croit »

Haaaaa non, pas possible. Bien sur ce sont des éponges à émotions, ils ressentent ce que l’on ressent. c’est aussi pour ça qu’il est si difficile de mentir à un enfant, ils ressentent mais comprendre ça dépend de l’âge et de l’évolution de l’enfant.

Se mettre au niveau de l’enfant c’est aussi arrêter de considérer que l’enfant est un démon en puissance qui n’agit que pour faire chier ses parents : la manipulation et la préméditation des actes sont des fonctionnement bien trop complexes pour leur cerveau : ils n’en ont pas la faculté.

Je clos cette partie en espérant avoir suffisamment clairement le fonctionnement plus physiologique d’un enfant pour comprendre comment agir en conséquence. Nous sommes les enseignants de nos enfants et tout les enseignants vous le diront : se mettre à hauteur de celui qui apprend est une chose particulièrement difficile mais vraiment payante.

La violence des mots


2010
05.05

Bon on a vu que les fessées et autres châtiments corporels sont inutiles et souvent néfastes, je souhaitais faire un petit billet sur les mots qui peuvent être tout autant blessant voir plus.

La violence psychologique est pernicieuse : elle blesse, humilie choque et marque très souvent et pourtant elle est très souvent utilisée et pas que sur les enfants. Petites pics, sur le tons de l’humour mais quelle portée éducative ont-elles?

Quelques contextes :

Je me souviens d’une file d’attente dans la boulangerie, une enfant d’environ 4 ans demande des bonbons à, je pense, sa grand mère. Cas classique. La grand mère refuse mais trouve bon d’ajouter bien fort : « tu auras des bonbons quand tu ne feras plus pipi au lit ». Je m’interroge, pourquoi l’humilier devant tout le monde? un simple refus n’aurait-il pas été suffisant? La boulangère a sourit mais semblais visiblement gênée, la petite fille est sorti sans lever les yeux : oui cette phrase l’a humilié.

Les jugements vont bon train avec les enfants : « c’est un maladroit », « tu en fais pas attention », tu es distrait, tête en l’air, lent, coléreux, capricieux : pourquoi décrire par le jugement? Est-ce que cela peut motiver l’enfant à changer?

Il s’avère qu’au final, les jugements répétés finissent par enfermer l’enfant dans le rôle que l’on lui décrit. L’enfant qui entend en permanence que c’est un petit démon va finir par agir en conséquence : je suis un démon, mes parents s’attendent à ce que je sois un démon donc je vais être un démon.

Autre forme d’agression orale : le cri. Haaaaaaaaa le cri, tellement difficile de ne pas crier, expression de notre colère, de notre impuissance face à nos bambins. Le cri, la grosse voix : outil utilisé pour faire peur à nos enfants et c’est là que le bas blesse : je ne veux pas que ma fille ne fasse plus de bêtise parce qu’elle a peur de moi. L’autorité par la peur ne donne pas de bon résultats mais aussi il est intolérable qu’un adulte hurle sur un autre adulte pour se faire « obéir », pourquoi alors faire de même avec un enfant?

Bien sur c’est très difficile, hier soir tout simplement j’ai crié sur ma fille et je m’en veux encore. Je revois son regard mais surtout je me rend compte que ça ne sert à rien : ça ne l’a pas aidé à comprendre ce qui n’allait pas mais en plus je me suis rendue compte que plus je criais et plus elle étais agitée : comportement logique au final : les enfants sont des éponges à émotions, il est donc normal que notre énervement finisse par énerver nos enfants.

Une autre forme de violence reste la négation des émotions et des sentiments de l’enfant : pour vous en rendre compte il suffit d’aller dans un parc pour enfant :

-l’enfant a trop chaud, il enlève son manteau. Ses parents attentionnés lui demande de remettre son manteau. « Mais j’ai chaud », « mais non, tu n’as pas chaud, il fait froid là »

-l’enfant ne veut pas aller sur le toboggan, visiblement il a peur : « hooooooo mais t’es un trouillard, aller soit courageux…. »

-l’enfant court et trébuche, il tombe et se met à pleurer. Réaction de 99,9999% des parents : « c’est rien, c’est rien »

Mais pourquoi c’est rien, évidemment qu’une chute ça fait mal, si je me cogne la tête, mon homme va venir vers moi et me dire outch tu dois avoir mal mais si c’est ma fille elle a droit à un « c’est rien » pourquoi les douleurs chez l’enfant seraient moins douloureuse que chez un adulte. Bien sur vous pouvez me dire que c’est pour le rassurer mais au final vous lui apprenez quoi : que ce qu’il ressent ne compte pas et que ce qu’il ressent n’est pas la réalité et pourtant… qui mieux que le propriétaire du corps peut savoir ce que ce corps ressent?

Je peux vous assurez que si je me cogne et qu’on vient me dire « c’est rien » je n’aurais qu’une envie c’est de lui cogner sa tête pour qu’il voit si ce n’est rien, j’aime que mon ressenti soit respecté et écouté et je fais donc de même avec ma fille. Et au final, ça paie : elle tombe et se cogne le front : « ho tu es tombée mon ange tu dois avoir mal au front, tu veux que je fasse un bisous sur ton front? » : vous respectez le ressenti de l’enfant et vous l’aidez à passer à autre chose : double bénéfice : l’enfant sait que les signaux de son corps sont correctes, il se sent respecté et en plus on l’aide à passer à autre chose donc : moins de pleurs et vos oreilles vont mieux. Tout bête, non?

Le prochain article parlera des outils de la communication non violente (CNV) pour favoriser une entente mutuelle entre parents et enfants (mais aussi adulte/adulte), de comment fonctionne le cerveau d’un enfant : fixer des limites, adaptée à l’enfant, se mettre au niveau de l’enfant plutôt que d’attendre que l’enfant se mette à notre niveau, comprendre l’enfant pour trouver les mots juste et l’aider à comprendre pourquoi ces limites sont fixées afin qu’il les applique non pas pour obéir mais parce qu’elles sont mieux pour lui.

Je m’excuse par avance du caractère brouillon de cet article, il y a tellement à dire que faire le tris est difficile.

Avec amour…

Le soir….


2010
05.04

Haaaaaaaaaaa le soir, période fatidique où stress accumulé et fatigue forment un cocktail explosif.

On mange toutes les deux, tu me demandes où est papa, je te réponds qu’il sera là bientôt! Le repas dure un peu plus longtemps que d’habitude, on mange avec un de nos colocataires, tu commences à fatiguer alors je te laisse sortir de table, tu mangeras ton dessert en jouant avec tes légos.

Tu joues avec grotoutou pendant que je fais la vaisselle, malgré la fatigue tu es calme.

Il est l’heure d’aller au dodo, un poutou à grotoutou, un poutou aux colocataires, tu fais un « auvouaaaaarr » franc et souriant. On change la couche, près pour le dodo. Je sors un livre pour l’histoire du soir, on va dans notre lit : tu galopes un peu dans tout les sens, besoin d’évacuer?

Je commence à lire, tu viens sur moi pour commencer ta tétée du soir et tu alternes : ton oreiller/mon sein : on sent que tu commences à chercher à trouver ton sommeil seule, haaaaaaa tu grandis ma puce. L’histoire se poursuis, tu t’apaises et tu te frottes les yeux. L’histoire finie, je me lance un petit épisode pour me détendre (oui parce que bon faut bien que maman se détende elle aussi!!), je fais un bisous sur ton front, je te dis bonne nuit, tu me fais un sourire avec le sein en bouche. Tes yeux se ferment petit à petit, tout doucement tu te laisses envahir par le sommeil, je sens ton corps qui se détend doucement. Moi je poursuis mon film et toi tu dors, comme une bienheureuse.

Le film est finit, je te pose délicatement à côté de moi, je te recouvre de la couette que tu n’ai pas froid. Je me lève discrètement et je vais poursuivre ma soirée : discussion avec un des colocataire et puis un petit peu de pc, je profite du calme de la maison, du calme de dehors, c’est vraiment agréable. Et puis le sommeil pointe le bout de son nez chez moi aussi alors je te rejoins tu dors paisiblement. Je me couche et j’entends ta respiration et je m’endors profondément. La nuit sera paisible…

C’est agréable, non? Moi je trouve!

Mais ça sera encore plus agréable quand le papa sera rentré et que je pourrais m’endormir dans ses bras : tu me manques mon cœur.